Clusine, qui dans tous les temps
Eut de tous les honnêtes gens
L’amour ou l’estime en partage ;
Qui toujours pleine de bon sens,
Sut de chaque saison de l’âge
Faire toujours un juste usage,
Qui dans son entretien dont on fut enchanté
Faisait un heureux alliage
D’un agréable badinage
Avec la politesse et la solidité.
Et que le ciel doua d’un esprit droit et sage,
Toujours l’intelligence avec la vérité
Clusine est, grâce au Ciel
En parfaite santé.
Et voici l’épitaphe inutile :

Ci-gît la femme qui voulut
Etre un honnête homme et le fut
Voilà votre épitaphe faite
Et par avance, Dieu merci,
Puissiez-vous comme je le souhaite
La lire dans cent ans d’ici.

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